La main-d'oeuvre : un atout précieux

On ne s’en cache pas, précise Chantal Demers, responsable des ressources humaines de l’entreprise Au pays des petits fruits. La cueillette de petits fruits est une tâche exigeante physiquement et souvent effectuée sous un soleil chaud.

«On fait le maximum pour encourager et bien diriger les jeunes qui désirent venir travailler chez nous.». Ce ne sont pas les candidats qui manquent, explique l’agricultrice. Cette année entre 150 et 200 se sont montrés intéressés à se faire engager chez nous. Le problème c’est que la majorité viennent travailler pendant une courte période durant l'été ou se rendent disponibles quelques jours par semaine. Or, lorsque les récoltes commencent au mois de juin, nos besoins sont de sept jours sur sept et cela jusqu’au mois de septembre. Nous avons besoin d’un groupe stable de travailleurs pour assurer l’ensemble des travaux au champ.

 Des mexicains pour assurer la stabilité

Depuis 2013, Au pays des petits fruits engage de la main d’œuvre mexicaine d’avril à novembre.* «C’est un atout précieux pour notre ferme, explique l’agricultrice. Certains sont avec nous depuis plus de 5 ans. Honnêtement, sans eux, nous ne pourrions pas faire autant de travail. Ils sont fiables, compétents et je n’ai pas à me questionner s’ils seront au poste le matin.»

 Plus de 50 employés

L’entreprise engage une trentaine d’employés payés à l’heure et presqu’autant de cueilleurs dont le salaire est attribué au rendement. «On ajuste le prix en conséquence du temps requis pour cueillir un contenant de fruits (panier ou douzaine de casseaux). Notre objectif est que le cueilleur puisse avoir le salaire minimum s’il cueille avec une vitesse moyenne. Plusieurs le dépasse et se font de très bonne paye, confirme Chantal Demers. Pour une partie des cueilleurs, l’embauche et la paye se font au quotidien. Ça demande une gestion très serrée et des tâches administratives considérables», reconnait l’associée de la ferme. De toutes les dépenses d’entreprise, la masse salariale représente plus de 55%. Lorsque les rendements ne sont pas au rendez-vous, le pourcentage frise les 60%. Pour une entreprise comme la nôtre, la gestion de la main-d’œuvre exige beaucoup de suivi, de temps et de calcul. «C’est un travail à temps plein!»

 Des emplois saisonniers 

Nous faisons le maximum d’effort pour engager les jeunes de la région et tenter de leur offrir une expérience de travail satisfaisante. Notre tâche est de bien les superviser pour que la cueillette se fasse correctement et que les fruits soient cueillis et manipulés avec soin. Pour l’agricultrice, il faut y mettre beaucoup de temps et de doigté. La majorité des jeunes sont fiers d’eux-mêmes après avoir passés quelques semaines dans nos champs!

 

* A l’échelle de la province, ils sont plus de 10 800 ouvriers à quitter leur pays pendant 6 à 8 mois pour assurer le  bon fonctionnement des fermes québécoises.

Visionnez notre main-d'oeuvre : Capsule 5- Main-d'oeuvre saisonnière

Sujet de la prochaine capsule: Des fraises et des framboises tout le mois de septembre! 

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